La frégate Aconit à proximité du bateau-mère intercepté par l'équipe de visite crédits : MARINE NATIONALE
02/04/2012
Intégrées à l'EU-NAVFOR, force navale européenne déployée au large de la corne d'Afrique dans le cadre de l'opération Atlante de lutte contre la piraterie, l'Aconit a intercepté le 27 mars un groupe de pirates. La frégate française est intervenue après l'attaque, la veille, d'un pétrolier immatriculé à Hong Kong. Quatre hommes, à bord d'un esquif, avaient tenté de prendre le navire. Mais ce dernier avait une équipe de protection embarquée à son bord, qui a riposté aux tirs des pirates et repoussé l'assaut. Alertée, l'EU-NAVFOR, également connue sous le nom de Task Force 465, a fait intervenir l'Aconit, qui était alors le bâtiment le plus proche. Environ 400 milles séparaient toutefois la frégate du pétrolier. En attendant son arrivée, un avion de surveillance maritime luxembourgeois a été dépêché sur zone afin de localiser l'esquif. Celui-ci a été repéré dans la journée du 26 mars. Il était alors remorqué par une baleinière, utilisée par les pirates comme bateau-mère. Guidée par les informations fournies par l'appareil luxembourgeois, l'Aconit a surpris les pirates le lendemain matin. La frégate a d'abord envoyé son hélicoptère Panther reconnaître la zone et repérer les embarcations suspectes. « Avant que l'équipe de visite de la frégate aborde la baleinière, les pirates coulent le skiff ainsi que le matériel d'assaut. A bord de la baleinière, l'équipe de visite trouve dix pirates qui sont transférés sur l'Aconit. Deux d'entre sont légèrement blessés, probablement le résultat de leur tentative d'attaque la veille. Ils sont pris en charge par le service médical du bord. En l'absence de preuves probantes, les pirates sont relâchés, mais leur groupe est désormais inopérant faute de skiff et d'armes », explique l'Etat-major des Armées. Après cette interception, l'Aconit a repris ses patrouilles au profit de l'opération Atalante.
Tara rentre à Lorient après un tour du monde scientifique
crédits : TARA OCEANS
02/04/2012
115.000 kilomètres. Un tour du monde de deux ans et demi de navigation et d'exploration scientifique dans toutes les eaux du monde. Et samedi, dans l'après-midi, la goélette Tara a retrouvé les eaux bretonnes. Entourée d'une belle armada venue l'accueillir sous Groix, Tara est venue, comme à la grande époque des aventuriers de la mer, s'amarrer devant le quai des Indes à Lorient. Sur le pont de la goélette, l'émotion était vive pour les scientifiques et les marins salués par la foule.
« Faire de la science à bord sur un petit bateau à voile, c'est possible ». Etienne Bourgois est le directeur de Tara Oceans. Le directeur d'Agnes B est amoureux de la voile depuis l'enfance. Alors, même s'il a toujours travaillé à Paris, dans l'entreprise familiale, il n'a jamais été trop loin des bateaux et de la mer. En 2003, il découvre en Nouvelle-Zélande que le Seamaster de Peter Blake, ancien Antarctica de Jean-Louis Etienne, est à vendre. Il l'achète et la goélette en aluminium, longue de 36 mètres, revient en France, là où elle a été construite, dans les chantiers SFCN de Villeneuve-la-Garenne. Dès le début, son propriétaire veut que la goélette retourne à sa vocation : la recherche scientifique. Il lance alors Tara Expeditions et se rapproche du monde de la recherche. Tara part dans les latitudes polaires en 2006, pour la première expérience de dérive enserrée dans les glaces de l'Arctique. La goélette a été bloquée 550 jours dans la banquise, avec à son bord des scientifiques du projet scientifique européen Damoclès sur le changement climatique en Arctique.
A son retour à Lorient, devenu son port d'attache, le bateau et la mission sont déjà devenus mythiques. Il fallait penser à la suite. « Nous savions que Tara allait rentrer plus tôt de sa mission dans les glaces. Nous avions des idées pour elle », confie Christian Sardet, chercheur au CNRS en biologie cellulaire et moléculaire. Avec Eric Karsenti, lui aussi chercheur en biologie moléculaire à Heidelberg, ils pensent à une grande expédition à travers le monde. Sur un sujet encore mal connu, le plancton. « Un des grands mystères de la nature. On ne sait pas grand-chose de cette vie sous-marine. Et pourtant elle est d'une richesse incroyable pour la recherche ». Le plancton, c'est un ensemble d'organismes vivant à la surface de l'eau, qui regroupe aussi bien les méduses que les algues microscopiques, les toutes petites crevettes ou encore le nano-plancton, des virus et bactéries de quelques microns dont on ne sait presque rien. Ainsi, selon les données du CNRS, près de 33% des procaryotes, les cellules sans noyau, se trouveraient sur le sol, alors que près de 60% seraient dans l'océan. Or, 90% d'entre eux sont encore inconnus. D'où l'idée de l'expédition, première en son genre. « Il fallait commencer par poser un état zéro global. Savoir d'où on partait, puis établir une base de données pour recenser l'ensemble des espèces planctoniques ». Etablir leur génotype, comprendre leur évolution, étudier leur interaction avec l'environnement et l'homme, « c'est un sujet de recherche très important quand on sait que la moitié de l'oxygène que l'on consomme provient des océans et que le milieu marin est le puits de carbone sur Terre ». Etienne Bourgois sourit en écoutant les scientifiques : « le plancton, je ne connaissais pas bien, et je dois dire que cela m'a fasciné. Il faut déjà commencer par se dire qu'une respiration sur deux nous vient du plancton, c'est parlant, non ? »
La science et les aventuriers se rencontrent. Tara Océans naît en 2008. L'idée est de transformer la goélette en outil de collecte d'échantillons de plancton, dans 150 endroits soigneusement choisis dans toutes les eaux de la planète. Les chercheurs échangent et, rapidement, plusieurs labos adhèrent au projet, les stations biologiques du CNRS de Roscoff, de Banyuls et de Villefranche-sur-Mer, mais également des unités spécialisés dans la biologie moléculaire, l'océanologie, la géoscience et la génomique. La communauté scientifique se structure, cherche des financements. « Une vingtaine de coordonnateurs scientifiques ont été nommés, nous avons organisé toute une démarche scientifique avec chaque spécialiste, puis nous avons mis en place les protocoles d'échantillonnage et d'analyse », se souvient Eric Karsenti. De leur côté, Etienne Bourgois et son équipe sont partis à la recherche de partenaires. A côté d'Agnès B, qui finance un tiers des trois millions d'euros du budget annuel, ils amènent des fondations d'entreprises, des partenaires institutionnels, des collectivités locales avec notamment une aide décisive de la région Bretagne, des partenaires pédagogiques pour mettre en place tout le volet éducatif du programme que ce soit en mer ou en escale... « On a réussi à tout boucler en un an et demi, du jamais vu ».
A l'été 2009, la goélette se prépare sur le slipway du port de Lorient. Trois mois de travaux dans cette ville devenue son port d'attache depuis la rencontre entre Etienne Bourgois et Norbert Métairie, le maire de Lorient, au festival du film de Groix. « D'abord, nous n'étions qu'une base logistique et d'avitaillement, puis nous avons décidé d'établir un partenariat durable. Tara et Lorient, ce n'est pas un sujet de communication, c'est beaucoup plus profond. C'est surtout un symbole de notre attachement à la biodiversité et au monde de la mer », explique Norbert Métairie. Etienne Bourgois, quant à lui, se dit ravi du partenariat noué avec Lorient : « le contact avec les Lorientais est incroyable depuis le début ». La goélette est donc chez elle, aux côtés des bateaux de pêche et ceux de la course au large.
Le 5 septembre 2009, c'est le grand départ. La Méditerranée, la mer Rouge, les Mascaraignes, l'océan Indien puis le Pacifique, Panama et l'Atlantique, 32 pays, 50 escales, la goélette part pour son marathon de prélèvements. A bord, une quinzaine de personnes se relaient, cinq marins et une dizaine de scientifiques. Loïc Valette est le capitaine de Tara. En alternance avec Hervé Bourmaud, il a mené le navire vers ses lieux de collecte. Un grand changement pour le jeune mar-mar (officier de marine marchande, ndlr) « avec un parcours de C1 très classique ferry, conteneur, vraquier... un jour, en Nouvelle Calédonie où je naviguais alors, j'ai entendu dire qu'on cherchait un capitaine pour Tara, une occasion à ne pas laisser passer ». Loïc, qui se confesse volontiers voileux de passion, embarque pour les six derniers mois de l'expédition. « Normalement, ici, les marins sont relevés tous les trois mois et les scientifiques tous les mois ». En deux ans et demi, le bord s'est trouvé son organisation, et tous, scientifiques et marins, les étoiles dans les yeux, témoignent d'une ambiance « géniale » dans le joli carré qui jouxte les bannettes et le stockage des prélèvements. « On a fonctionné par quarts, quand les scientifiques n'étaient pas en prélèvements, ils nous donnaient un coup de main, ça permettait à un marin de faire une nuit franche », explique Loïc.
« De toute façon, parmi les scientifiques, il y en avait pas mal qui connaissaient bien le bateau et quand dans la nuit, le vent montait, on n'avait pas besoin de dire quoi que ce soit, ils étaient déjà sur le pont en train de prendre un ris ». La goélette a pu marcher à la voile pendant un grand nombre de ses transits, entre un tiers et la moitié du temps environ. « Il nous fallait être très rigoureux sur le timing, tant pour les prélèvements que pour les escales ». Tara, en plus de son rôle de navire scientifique, a également profité de sa mission pour aller à la rencontre des gens et délivrer son message de protection de l'environnement marin, « 5000 enfants sont venus visiter le bateau dans le monde ». Et en février dernier, c'est même le secrétaire général des Nations-Unies, Ban-Ki-Moon, qui est venu à bord de la goélette, lors d'un passage à New-York
En tout, 65.000 échantillons d'eau ont été prélevés par les 200 scientifiques qui se sont succédés à bord. Pour cela, trois types d'outils, la CTD, dite rosette, dont les bouteilles captent de l'eau à différentes profondeurs, les filets à plancton et une pompe. « Nous disposons d'un matériau dont le dépouillement et l'analyse devrait prendre une dizaine d'années ». Cinq labos sont déjà à pied d'oeuvre et le projet vient de bénéficier d'une subvention du grand emprunt.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Evidemment. Romain Troublé, qui a supervisé les équipes à terre, a les yeux sur un agenda déjà chargé : un printemps lorientais, puis ce sera Brest et Douarnenez pour les fêtes maritimes, Londres et Paris à la fin septembre, où la goélette restera au pied du pont Alexandre III jusqu'en janvier 2013. « Nous allons accueillir beaucoup de visiteurs, surtout des enfants, pour raconter l'expérience et continuer le travail de sensibilisation ». Ensuite, ce sera peut-être le sommet de Rio +20. Et puis le retour de l'aventure scientifique. Pas n'importe où, puisque la goélette appareillera pour gagner son grand terrain de jeu, l'Arctique. « Pour en faire le tour, notamment par le passage du Nord-Ouest ».
Créé le 02/04/2012 à 11h58 -- Mis à jour le 02/04/2012 à 11h58
INTERVIEW - De retour de deux ans et demi d'aventure, le responsable scientifique de l'expédition Tara Océans aimerait que les océans soient mieux protégés...
Ca va leur faire drôle de ne plus être en mer. L’aventure Tara Océans s’est achevée ce week-end par une arrivée au son des binious dans le port de Lorient. A cette occasion, 20 Minutes a rencontré le scientifique Eric Karsenti, co-directeur de Tara Océans. Pour lui, le travail est loin d’être fini.
Quelle a été votre plus belle découverte durant cette expédition?
Nous avons fait un échantillonnage systématique du plancton, donc le but n’était pas de faire une découverte spectaculaire en particulier. Les échantillons vont être analysés durant les prochaines années et c’est à l’issue de ces analyses que nous aurons la réponse à cette question!
Y a-t-il des moments où vous avez eu peur de ne pas arriver à mener à bien l’expédition?
Oui : nous sommes partis en septembre 2009 et en juin on n’avait pas toujours pas le financement… C’est grâce à la région Bretagne qui a débloqué des fonds que nous avons pu continuer, mais à ce moment-là on s’est dit qu’on ne continuerait peut-être pas. Ensuite, encore pour des raisons financières, avant que le consortium de financement ne se créé, nous n’étions pas sûrs de pouvoir envoyer les échantillons aux laboratoires. Mais nous n’avons pas eu de problème technique ou scientifique, seulement quelques difficultés comme le groupe électrogène qui est tombé en panne.
Qu’avez-vous appris pendant ces deux ans et demi?
Beaucoup de choses! Sur le plan scientifique, je n’étais pas spécialiste de la biodiversité ni de la biologie marine. Je travaillais plutôt sur la biologie cellulaire. J’ai donc tout appris sur l’océanographie et le plancton avec les collègues et maintenant je comprends très bien ce monde extraordinaire. Dans un autre registre, j’ai aussi appris à travailler avec les journalistes, à parler aux enfants et à échanger avec la société civile sur les océans.
Qu’aimeriez-vous que le grand public retienne de Tara?
Il est important que les gens se rendent compte de l’importance de ces organismes dans l’écologie globale de la planète. Si on les perturbe trop, cela peut changer le climat et avoir des conséquences sur l’humanité. Il faut faire attention à la mer. J’aimerais aussi faire passer un message d’optimisme: on peut faire des choses qui paraissent impossibles, si on y met l’énergie et le temps. Il ne faut pas baisser les bras.
Commémoration franco-britannique de l'opération Chariot à Saint-Nazaire
Le HMS Campbeltown, ex-USS Buchanan crédits : ROYAL NAVY
29/03/2012
La marine française et la Royal Navy ont commémoré hier, à Saint-Nazaire, le 70ème anniversaire de Chariot. Lancée le 28 mars 1942, cette opération avait pour objectif de neutraliser la forme-écluse Joubert, seule cale sèche de la façade atlantique à pouvoir à l'époque accueillir le cuirassé allemand Tirpitz. Sistership du Bismarck, coulé par la Royal Navy au printemps 1941, le puissant bâtiment de 251 mètres et 58.000 tonnes à pleine charge, armé notamment de 8 pièces de 380mm, était alors stationné en Norvège. Mais les alliés craignaient que la Kriegsmarine tente de l'envoyer en Atlantique pour s'en prendre aux convois chargés de ravitailler la Grande-Bretagne. Une opération commando fut donc lancée pour détruire la seule infrastructure pouvant permettre de réparer le Tirpitz sur la côte ouest de la France. Le 26 mars 1942, une flottille de la Royal Navy quittait donc Falmouth. Accompagné par des vedettes, le HMS Campbeltown, un ancien destroyer américain légèrement modifié pour ressembler à un torpilleur allemand, mis le cap sur Saint-Nazaire. Bourré d'explosif, le bâtiment fut jeté le 28 mars sur la porte de la forme Joubert. L'opération, très audacieuse, fut un succès, puisque l'ouvrage resta indisponible durant toute la guerre. Mais elle fut obtenue au prix fort. Durant Chariot, 169 militaires britanniques trouvèrent la mort, 215 autres étant faits prisonniers. Finalement, seuls 227 membres du commando purent regagner l'Angleterre après le raid. Pour commémorer cet évènement, la Marine nationale était présente hier, à Saint-Nazaire, avec l'aviso Commandant L'Herminier, ainsi qu'une délégation de commandos marine. Les Britanniques étaient à leurs côtés, avec un détachement de Royal Marines.
Le 28 mars 1942, sous l'occupation allemande, 611 commandos et marins britanniques opèrent un raid sur Saint-Nazaire sous le nom de code "Opération Chariot" : en neutralisant la forme écluse Joubert, le destroyer Compbeltown et les 20 vedettes qui l'accompagnent réalisent un incroyable exploit qui redonne espoir aux alliés.
La cérémonie qui honore la mémoire des 169 commandos et marins qui trouvèrent la mort lors de ce raid et qui rend hommage aux vétérans se déroule au Monument du Commando Britannique le 28 mars de chaque année et est organisée en collaboration avec la Saint-Nazaire Society.
La goélette Belle Poule, bâtiment école de la Marine nationale crédits : MER ET MARINE - YVES MADEC
08/03/2012
C'est aujourd'hui que les deux vénérables goélettes de la Marine nationale, qui fêtent cette année leurs 80 ans, doivent appareiller de Brest pour rejoindre... les Etats-Unis. Sur invitation des autorités américaines, l'Etoile et la Belle Poule vont participer aux célébrations marquant les 450 ans de la présence française en Floride, avec l'anniversaire de la création de Jacksonville, ainsi que la commémoration, à New York, du bicentenaire de la seconde guerre d'indépendance américaine, débutée en 1812. Sur place, les bâtiments et leurs équipages participeront à de nombreuses manifestations et rencontres, notamment avec la communauté française vivant aux Etats-Unis. Des échanges sont également prévus avec la marine américaine, les goélettes devant embarquer des officiers élèves de l'académie navale d'Annapolis. Les deux bâtiments profiteront par ailleurs de leur périple outre-Atlantique pour participer à la Tall Ship Race, célèbre course de grands voiliers écoles, qui débutera le 5 juillet à Savannah.
Derniers préparatifs hier en vue de l'appareillage En tout, cette mission durera quatre mois. Hier, à Brest, les derniers préparatifs battaient leur plein. Dans la base navale, on chargeait les vivres et le matériel, tout en inspectant minutieusement les vieilles coques pour les préparer au mieux à affronter les rigueurs de l'Atlantique. Le tout pour un voyage aux conditions assez spartiates, la place étant limitée sur les goélettes, où l'on ne dispose par exemple pas de l'eau courante. En mer, ce sera donc toilette de chat, banquettes faisant office de lits et rationnement des vivres. Il faudra en effet 10 à 12 jours pour que la flottille gagne sa première escale, Las Palmas aux Canaries, et surtout 25 jours environ pour traverser l'Atlantique. « Il faudra faire attention à la nourriture car nous ne pourrons pas ravitailler régulièrement. Les produits frais, par exemple, ont une durée de vie de 5 à 10 jours. Nous allons donc beaucoup tourner avec des surgelés et des conserves », expliquait-on hier sur l'Etoile. Pour le départ, chaque bateau a notamment embarqué 950 litres d'eau en bouteilles, 450 kilos de viande et 350 kilos de légumes.
La goélette Recouvrance se fait belle pour la saison
La Recouvrance crédits : MICHEL FLOCH
27/03/2012
Sa mature caractéristique s'élançait dans le ciel du Rosmeur jusqu'à vendredi dernier. La Recouvrance était à Douarnenez pour une cure de jouvence, avant la pleine saison de navigation. Comme chaque année à pareille époque depuis dix ans, La Recouvrance quitte son port d'attache brestois pour une cure à Douarnenez, avant d'entamer sa saison de navigation. Une cure d'une semaine, au cours de laquelle cette superbe goélette en bois vient se mettre au sec, pour subir un contrôle de la partie immergée de sa coque et les éventuelles réparations qui s'imposent. Une fois l'inspection terminée, la coque a droit à une peinture toute neuve.
«De bons professionnels»
«À Brest, le slipway peut recevoir 80 tonnes de charge maximum et La Recouvrance en fait 150, explique Marc Rohou, responsable d'exploitation de ce navire. On pourrait la gruter, mais les opérations seraient alors très délicates. Le slipway du port de Douarnenez est celui qui est le plus adapté, dans la pointe Ouest-Finistère, à la coque de La Recouvrance. Et en plus, on y trouve de très bons professionnels». «La Recouvrance est une réplique d'un Aviso-goélette du début du XIXe, un bateau militaire qui avait pour mission de transmettre les messages urgents de l'Amirauté vers les côtes d'Afrique et vers les Antilles, rappelle Marc Rohou. C'est de là que vient le terme d'Aviso, dans le sens d'aviser, informer», précise-t-il. La Recouvrance d'aujourd'hui, qui tient son nom du célèbre quartier de la ville de Brest, à qui elle appartient et dont elle est l'ambassadrice, a été construite il y a 20 ans. Elle participe aux grands événements nautiques et propose également des croisières, à ceux qui veulent humer le vent de l'histoire de la Marine à voile (le confort en plus!). Des croisières de plusieurs jours en Mer du Nord ou Manche Atlantique, où des sorties d'une journée en mer d'Iroise.
Croisière à la journée les 23 et 24juillet En juillet, La Recouvrance participera à Temps Fête. On pourra l'admirer quand elle sera à quai, sur la partie extérieure du mur de la Honte. Elle est déjà réservée pour les quatre jours de la fête, du 19 au 22, par des entreprises partenaires de l'événement. «Mais nous allons rester un peu plus longtemps à Douarnenez pour faire profiter le public. Le lundi23, il y aura une sortie à la journée en baie et le mardi24, des places pour faire la traversée retour vers Brest. Pour chaque journée, 20 places».
Pratique : Croisière à la journée, de 9h à 17h30, tout public. Tarifs: 95€/adulte, 50€/enfant de moins de douze ans. Repas compris. Réservations au 02.98.33.95.40 où en ligne sur www.larecouvrance.com
Rochefort : La mise à flot de l'Hermione se prépare
La frégate Hermione à Rochefort crédits : DROITS RESERVES
20/03/2012
L'Hermione, réplique de la frégate qui a emmené La Fayette aux Etats-Unis, doit être bientôt mise à flot. Après le démontage du chapiteau qui couvrait le chantier dans la forme double de Rochefort qui a vu sa construction l'Hermione a été dégagé de l'ensemble de ses échafaudages et paré de ses couleurs d'origine. « En vue de la mise à flot, prévue à partir du milieu du mois de mars, les charpentiers de l'entreprise Asselin ont installé l'accorage de mise à l'eau. Cette opération consiste à faire tenir l'Hermione en équilibre à sec, permettant ainsi d'introduire progressivement de l'eau dans la forme de radoub » explique l'association Hermione-La Fayette, qui porte cet incroyable projet lancé il y a 15 ans.
L'objectif est de reconstruire le plus fidèlement possible le navire original, lancé par l'arsenal charentais en 1779. Long de 65 mètres, la frégate, construite en chêne, comptait trois mâts et 2200 m2 de voilure, son armement comprenant 34 canons. En 1780, l'Hermione embarqua le marquis de La Fayette pour l'emmener aux Etats-Unis, où il participera à la guerre d'Indépendance que les Américains remportèrent avec l'aide française. Engagée dans les opérations contre la Grande-Bretagne, la frégate sera finalement perdue en septembre 1793, après avoir heurté des rochers au large du Croisic.
La construction de sa réplique a débuté en 1997. Après sa mise à flot, l'Hermione doit être lancée le 6 juillet prochain et gagnera alors la forme Napoléon III, située à proximité, afin que se poursuive son achèvement. Les travaux porteront notamment sur le gréement, qui commencera à être installé à l'automne. On notera que l'ensemble de la voilure de route de l'Hermione représentera 2200 m2, soit 19 voiles réalisées en lin. Les premiers essais devraient intervenir à l'été 2013 avec une première navigation dans la rivière et les pertuis. Puis, si tout va bien, la frégate devrait s'attaquer l'année suivante, comme son illustre aînée, à la traversée de l'Atlantique. Ce voyage historique la mènera jusqu'à Boston.
Jean-claude, I often think of your time on board the Picton Castle and the music you would play. I wish I had better memories of the songs you played. The only thing I remember is that I loved hearing you play. The songs were really wonderful to listen to and really added to the sea-fairing experience.
So, a few weeks ago I bought an accordian with dreams of recapturing some of the music you would play. I must learn to walk though before I can run. Can you suggest anything to help me get started?
Je suis très heureux de savoir que tu aie acheté un accordéon Est ce un accordéon Diatonique comme le mien????ou un chromatique??? Il existe des tablatures pour faciliter l'apprentissage si c'est un diatonique, deux sons par note suivant que tu pousse ou que tu tire Tape" accordéon diatonique" dans Google Je suis à La Réunion chez Rosane jusqu'au 26 mars et je vais à Madagascar le 5 mars-12 mars.. Aujourd'hui j'ai 69 ans, comme Morgan....
Le savoir faire perdu par la société de consommation bling bling....Instinct de survie, tout est dans la nature, manger le homard que l'on pêche sans avoir besoin d'aller au Fouquets....fier d'être breton du monde oublié!!!!C'est un beau cadeau pour mes 69 ans....un maron bretin têtu!!!!!
Jean-claude Le Gouallec2 galets ronds usés par la mer, de l'osier tressé qui pousse au fond du jardin près d'un fossé humide, une ligne tressée en chanvre, trois brins, une baguette de bois épluchée au couteau, et des petites galettes de liège, et l'habileté des doigts apprise à la veillée au coin de la cheminée à une soirée de filage arrosée d'un grog au miel pour éloigner la bronchite.... c'est un beau film pour la télé......